Liberté de la presse dans le monde: un bilan plutôt sombre
"La liberté de la presse est gravement menacée de toutes parts", dénonce l'AMJ dans un rapport à la veille de son congrès mondial qui se tient à Göteborg en Suède de dimanche à mercredi prochains.
Cette liberté est mise à mal "par les gangs et les fonctionnaires corrompus en Amérique latine, les régimes autocratiques au Moyen-Orient, les conflits en Afrique, les gouvernements hostiles en Asie, et les menaces de mort et les poursuites judiciaires en Asie Centrale et en Europe", estime ce rapport.
"L'Iraq reste le pays le plus meurtrier pour la profession, avec 9 reporters tués", indique l'AMJ en notant toutefois le recul du nombre de journalistes tués dans ce pays.
L'association a également mis en avant les risques accrus encourus par les journalistes en Afghanistan pour faire leur métier.
L'organisation, qui accueille au Congrès de Göteborg 1.800 participants venus de 113 pays, a estimé que la Chine n'avait pas "respecté ses engagements" sur la liberté des médias qu'elle avait pris en organisant les Jeux Olympiques.
Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l'AMJ a jugé que les six mois écoulés "ont été marqués par une série de reculs dans le domaine de la liberté de la presse, en raison principalement des régimes autocratiques qui empêchent les opinions indépendantes de se faire entendre".
La Tunisie reste "un des pays les plus répressifs du monde arabe", selon l'organisation mondiale des médias qui dénonce les "punitions effroyables infligées aux journalistes.
Selon L'AMJ, à Cuba depuis l'accession à la présidence de Raoul Castro "aucune amélioration n'a été constatée dans le domaine de la liberté d'expression".
En Europe et en Asie Centrale, la liberté de la presse continue d'être attaquée "de manière subtile ou manifeste".
Le rapport indique qu'en Russie "la politique visant à empêcher toute couverture indépendante des questions sensibles semble avoir gagné du terrain".
Durant la période de l'élection à la présidentielle russe en mars dernier, "les cas de harcèlements et de violences contre des journalistes se sont multipliés", selon l'AMJ.