L'homme qui avait crié lors d'un contrôle de police ne sera pas condamné...
Le professeur avait interpellé des policiers en gare de Marseille, le 27 février 2008,
en criant «Sarkozy je te vois». Suite à cette déclaration, il avait été poursuivi
pour «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui». Un chef d’accusation qui n’était pas constitué, a estimé ce vendredi le juge de proximité qui présidait le tribunal de police de
Marseille.
Ces propos ont été lancés en pleine gare Saint-Charles à une heure de pointe, a fait remarquer le juge, estimant qu'on pouvait les assimiler à la «rumeur normale» de ce type d'endroit. Par
ailleurs, a-t-il jugé, même si ce «Sarkozy, je te vois» pouvait être jugé «maladroit et déplacé», il «ne revêt pas de caractère injurieux».
Une amende de 100 euros
avait été requise contre l’homme,
lors du procès qui s'était déroulé le 19 mai. Son avocat s’est félicité de la décision. «De la même manière que j'ai toujours dit que M. Sarkozy était étranger à ces poursuites, j'ai la
conviction qu'il est étranger également à ce délibéré», interrogé sur l'interview accordée par le chef de l'Etat au Nouvel Observateur paru jeudi dans laquelle il déclare cette poursuite
«ridicule».
«Un problème d'ordre éthique demeure: les frais de procédure»
«Même si je suis relaxé, dans cette histoire, un problème d'ordre éthique demeure: les frais de procédure», a réagi l'auteur des propos, dans un communiqué.
«Face aux excès de l'administration, est-il préférable de subir une injustice qui coûtera peu en terme financier à une justice au coût prohibitif?», s'interroge-t-il, précisant que la
médiatisation de cette affaire lui a permis de voir ses frais dans cette affaire pris en charge par Charlie Hebdo.