Mardi 10 novembre 2009

Si le succès des opérateurs virtuels de téléphonie mobile (MVNO) reste discutable avec 5,5 % de parts de marché au grand total, cela n’empêche pas de nouveaux de se créer régulièrement. La mode du moment ? Les opérateurs très low cost...

Sur le modèle du slogan de Simpleo, un des MVNO concernés : Plus c’est simple, moins c’est cher. Très loin de la mode des smartphones, des services Internet mobiles, leur but est de proposer un téléphone qui ne sert qu’à téléphoner, le tout à des tarifs plancher, généralement à la minute. C’est le cas de Simplicime (ex-Simpleo), Simyo, Zéro Forfait, et du petit dernier SIM+ : celui-ci propose une facturation jamais vue, à 17 centimes d’euros la minute (la carte SIM coûte 9,90 €, et le client doit consommer au moins 20 euros tous les six mois pour conserver son numéro).

Le succès de ce type d’offre est relativement simple à expliquer : en misant sur la simplicité et le prix bas, les opérateurs ciblent à la fois un public désireux d’avoir un portable uniquement pour téléphoner et être joint (typiquement les personnes plus âgées ou non technophiles) et les foyers cherchant à réduire leurs dépenses en téléphonie mobile en temps de crise.

D’aucuns semblent devoir en tirer des conclusions concernant l’arrivée de l’éventuel quatrième opérateur de téléphonie mobile, à savoir Free. Pourtant, ce dernier envisagerait plutôt de proposer des forfaits tout compris téléphone + internet mobile... bien loin du public visé par ces cartes SIM ne servant qu’à téléphoner. Les MVNO ont sans doute encore de beaux jours devant eux.

Par fabrice
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Mardi 3 novembre 2009

Nicolas Hulot n'est pas le seul à prôner le vélo du haut de son hélicoptère. Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables ne se déplace à Bruxelles qu'en avion à côté d'un train qui pourrait le déposer à Bruxelles en une heure et vingt minutes chrono.

Dans un premier temps il prenait un avion de la DGAC (service dépendant de son autorité), mais la Cour des comptes ayant toussé (pas que pour lui du reste), il se rabat désormais sur les avions de L'Etec (ex Glam) à disposition des membres du gouvernement. Ni très pratique, ni très écologique ni même très sûr puisque durant la présidence européenne son avion était arrivé dans la capitale belge avec deux heures de retard dû au mauvais temps.

Une question de « standing » souffle à mi-voix un collaborateur agacé et aussi parce qu'ayant une certaine tendance à sortir quand il le veut et à l'avance des réunions internationales, son avion doit toujours être prêt à la ramener à Paris.

Bizarrement sa secrétaire d'Etat Chantal Jouanno arrive à faire sans ! Elle trouve des avions de ligne pour les grands déplacements et surtout elle prend le train pour aller à Bruxelles. Elle doit avoir un secret ou un comportement un peu plus en rapport avec l'objet moral de son ministère.

Par fabrice
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Lundi 2 novembre 2009

Le « stress du licencieur », un sujet indécent ? Ou bien une façon de sortir du discours traditionnel sur « l'aliénation du travail » ? La création d'un observatoire du stress des petits patrons fait réagir.

 

Watashi_baka met les choses au point :

« On parle du petit patron, celui qui commence par arrêter de se payer en période difficile, celui qui a un crédit important sur le dos et qui sait qu'en cas de faillite, les huissiers vont venir saisir sa maison.

On parle de celui qui a un ouvrier et un apprenti, avec parfois, comble du luxe, une secrétaire a temps partiel.
On parle de celui qui connaît le prénom des conjoints de ses employés et dont les enfants vont dans la même école que ceux de ses employés… »

Dirigeant une PME de quinze salariés, Amonhumbleavis rappelle que « si on est patron, c'est autant pour l'aventure humaine que pour l'aspect professionnel et économique, (…) on était bien plus pénards et en sécurité en étant salariés » et se fait l'écho du stress décrit par Olivier Torres :

« Nous avons entamé la mort dans l'âme une procédure de licenciement économique de deux salariés, nos salaires ont déjà été baissé/bloqué. Nous vivons à l'affût de l'opportunité, de la commande qui va nous permettre de finir l'année sans licencier. Autour de nous, nos sous-traitants, nos fournisseurs, nos clients PMI ou gros groupes licencient, chôment…

Au début on s'efforce de maintenir l'emploi, même si la trésorerie ne suit plus et que les banquiers nous assiègent. On dépense une énergie folle en prospection, en visites commerciales.

Au bout de quelques mois il faut prendre les mesures adéquates car en cas d'incapacité de paiement d'un de nos fournisseurs, nous ne serions plus garantis par la SFAC (entre autres), nous ne pourrions donc plus rien acheter (sauf comptant) et c'est l'activité de toute l'entreprise qui serait fortement menacée… »

« La mort de ce qui a été sa création, un deuil douloureux et long »

Daniel Carré se souvient de ses quinze ans passés comme chef d'une TPE (très petite entreprise), « j'ai pu faire des choses très passionnantes, mais avec des sueurs froides, car tout mon patrimoine était en garantie aux banquiers, pour financer de six à neuf mois de chiffre d'affaires en compte client ».

Ex-cadre dirigeant d'une grande multinationale pétrolière, il voit la différence :

« Si problème, le meilleur spécialiste de la place était disponible. Alors qu'indépendant je devais décider seul. »

Il raconte son expérience, devenu militant à Solidarité nouvelle face au chômage :

« J'ai accueilli en début d'année 2009 un homme qui avait perdu son entreprise. Pas d'Assedic, plus de patrimoine, une déprime effroyable d'avoir vu sombrer ce qu'il avait créé et que les transformations économiques de son secteur avait broyé sous lui !

La perte d'emploi est également tragique à 55 ans, mais la mort de ce qui a été sa création détruit toute perspective, un deuil douloureux et long qui s'ajoute à la perte de revenu. »

Quant à la solitude du petit patron évoquée par Olivier Torres, on en trouve un écho dans ce que résume vol19 :

« Reconnaître la difficulté rencontrée, la souffrance, la déprime, les difficultés matérielles, c'est devenir un pestiféré, un loser, bref quelqu'un qui colle la poisse, avec qui on ferait mieux de prendre de la distance… »

Souffrances patronales, il y en a que ça fait grincer

Michel 13 en témoigne :

« En tant que militant syndical, pendant des années j'ai accompagné des salariés (ayant reçu leur lettre de licenciement) à l'entretien préalable au licenciement que l'employeur devait obligatoirement avoir avec le salarié licencié.

Et là, il n'y avait pas photo, celui des deux qui était abattu, effondré, qui souffrait un maximum de sa perte d'emploi et de revenu n'était pas l'employeur mais bien le salarié licencié. Et plus d'une fois, l'employeur en profitait pour ne pas régler tout ce qu'il devait à son salarié, notamment les heures supplémentaires.

Je ne veux pas généraliser mais sur une centaine d'entretiens préalables au licenciement à laquelle j'ai participé je n'ai jamais vu un patron désespéré, triste ou affecté, j'ai souvent vu des petits patrons satisfaits de se débarrasser d'un salarié pour des motifs plus ou moins évidents.
(…) Mon expérience personnelle me laisse un peu douter du “stress du licencieur”. »

Pour Alberich, il serait donc plus juste de parler des souffrances patronales des toutes petites entreprises :

« Il s'agit plutôt de l'observatoire des TPE que des PME. Une PME peut avoir 250 salariés et dans ce cas les éventuels plans sociaux n'entraînent guère d'états d'âme chez les dirigeants. (…)

D'ailleurs, les relations trop proches entre les patrons de TPE et leurs salariés posent plus de problèmes qu'autre chose. Les licenciements sont retardés au delà du raisonnable, et parfois l'entreprise, étant incapable de licencier faute de moyens financiers, se trouve acculée à une procédure collective, souvent une liquidation au vu de sa petite taille et du peu d'intérêt de sa reprise. »

Plusieurs d'entre vous saluent cette nouvelle piste de la recherche. Anthropia, à qui le discours sur l'aliénation du travail donne des boutons, apprécie « un discours qui nous change de la mise à mort du travail » et d'une vision monolithique des médias sur le travail :

« Tant qu'on verra dans chaque salarié une victime, et dans chaque patron un abuseur, on ne fera pas avancer le schmilblick. »

Par fabrice
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Dimanche 25 octobre 2009

Le jardin se met progressivement au repos. Les gelées et premières neiges nous poussent à nous retrouver au coin du feu. Les plantes fragiles devront être rentrées ou protégées. C'est l'occasion de penser aux travaux accomplis et de ranger progressivement les outils.

 

Protection contre le gel

Dans les régions où le gel est inévitable, toutes les plantes fragiles doivent être protégées. Méthodes utilisées : manteau de feuilles, voiles d'hivernage, nattes de jonc ou de coco, paille. Sachez qu'une bonne couche de neige est déjà une solide protection pour les plantes.  Il faut aussi utiliser des protections qui laisse respirer. Pensez-y pour éviter le pourrissement. Le danger réel est l'humidité et le gel !

Protégez aussi vos pots en terre cuites si vous ne pouvez pas les rentrer.

 

Potager

Les derniers légumes sont récoltés, entreposés ou nettoyés et congelés. Congeler les légumes permet de garder les vitamines et une certaine fraîcheur, comme si on venait de les récolter !

Commencer à bêcher les zones libres, ne pas diviser les mottes, l’eau et le gel s’en chargeront.
C'est la dernière limite pour diviser les pieds d’oseille.
Surveillez la conservation des pommes de terre.

Coupez au ras du sol les pieds de ciboulette, estragon, menthe et mélisse.

Mettre sous cloche le persil et le cerfeuil pour pouvoir récolte durant l’hiver.

Terminez de nettoyer, nourrir et protéger les fraisiers.

 

Oiseaux

Commencez à mettre de la graisse et des graines pour les oiseaux.

>> Dossier "Nourrir les oiseaux en hiver" : cliquez ici

 

Feuilles mortes

Faites le ramassage des feuilles mortes et compostez-les. Utilisez aussi les feuilles sèches pour faire un manteau de protection avec du treillis.

 

Au verger 
Continuez à ramasser les derniers fruits (pommes et poires tardives).
C'est le moment de planter des arbres fruitiers (situation hors gel bien sûr !).
Pensez à vérifier la conservation des fruits rentrés le mois dernier.

Vous avez la possibilité de faire un traitement phytosanitaire anti-parasitaire d’automne, notamment sur le pêcher.

Commencez à débarrasser les branches de lichens, mousses, vieilles écorces mortes. Cela permet d'enlever les œufs, les chrysalides d’insectes nuisibles. Vous avez aussi la possibilité de pulvériser un produit phytosanitaire « huile blanche » en dehors des périodes de pluies, de gel ou de vent, cela doit ruisseler... !

 

Arbres et arbustes

En dehors des périodes de gel, c'est le bon moment pour planter les arbres, les arbustes caduques, les rosiers.

Si l'hiver s'annonce rigoureux, buttez ou protégez les arbustes avec un tas de feuilles mortes.

>> Dossier sur la plantation d'un arbre, d'un arbuste : cliquez ici

 

Jardin d'eau

Tant que les feuilles tombent, laissez le filet en place.

En vue des premières gelées, mettez en place votre dispositif antigel (cloche antigel, oxygénateur, résistance chauffante...).

Ne rabattez pas les tiges de vos joncs, carex, prêles, roseaux, scirpes, massettes... car ces plantes sont d'un effet visuel extraordinaire avec le givre !

Les tiges creuses permettent, lorsque la glace recouvre le plan d'eau, un échange gazeux indispensable pour la survie des poissons.

La masse végétale restante est aussi une protection pour la faune. Pensez-y ! N'oubliez pas qu'une taille s'effectue à +/- 10 cm au dessus de la surface (niveau de l'eau au maximum) pour éviter le pourrissement.

Par fabrice
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Mercredi 21 octobre 2009
Ajouter à mon journal Jean Sarkozy a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur avant son interview sur France 3 Ile de France le 13 octobre dernier ?

C'est en effet ce que croit savoir le Canard Enchainé qui affirme que le fils du Président a pu préparer l'interview avec le journaliste Jean-Jacques Cros avant de passer à l'antenne afin de "fignoler ensemble les questions" avant le direct.

 "Du jamais vu", indique un journaliste de France 3 au Canard Enchainé.

Interrogé par Nouvelobs.com, Jean-Jacques Cros dément formellement : "Je n'ai modifié aucune de mes questions qui étaient par ailleurs tout à fait classiques", explique-t-il avant d'ajouter que le fils du chef de l'Etat n'en avait "aucunement eu connaissance avant de passer à l'antenne".

En revanche, ce que confirme Jean-Jacques Cros, le jeune homme a interdit qu'on le filme en coulisses, menaçant de partir, et a refusé un certain nombre de propositions de la chaîne publique notamment l'intégration au milieu de l'interview d'un court reportage illustré de réactions de députés à l'Assemblée.



Par fabrice
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Mercredi 21 octobre 2009

« Vous pouvez vérifier », a lancé le fils du Président à propos de ses études universitaires. Rue89 l'a pris au mot.

Jean Sarkozy à l'Université d'été de l'UMP à Royan en septembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89)

Tout commence avec cette confidence de Jean Sarkozy, jeudi dernier au Point :

« J'ai validé trois matières de ma deuxième année présentée. Et je peux même vous donner les notes : 11 en histoire des idées politiques, 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et en droit civil. Vous pouvez vérifier. »

Il ne fallait pas nous le dire deux fois. Venant de quelqu'un qui, pour sa première campagne électorale, a assuré « soutenir à mort » le candidat qu'il allait pourtant lâcher quelques semaines plus tard, il y a de quoi se poser de légitimes questions.

Au début de cette enquête, je commence quand même par me dire qu'il y a quelque chose d'étrange à s'interroger sur le parcours universitaire d'un jeune homme qui, à 23 ans, n'a toujours qu'un bac en poche et devrait pourtant diriger le conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense). L'Epad qui, comme le souligne Libération ce mardi, est « chargé d'aménager un quartier où l'on compte 2 500 entreprises (dont des multinationales) et 150 000 emplois »…

Mais puisque ça se passe comme ça en Sarkozie et qu'un responsable politique en vient à parler de son actualité en donnant ses notes de deuxième année de fac, il faut bien s'y résoudre. D'autant que nombre de riverains de Rue89 m'ont également réclamé de vérifier ses dires, sous ma récente enquête sur les difficultés financières de l'Epad.

Le droit immobilier, c'est pour les plus grands

Alors, commençons par les trois notes sus-citées. Petit coup de téléphone au service de la scolarité de la Licence 2 à la faculté de droit de l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où Jean Sarkozy est réputé étudier :

« Nous ne sommes pas autorisés à communiquer sur les notes ou les années des étudiants, de tous les étudiants, même aux parents. »

Il fallait s'y attendre. C'est même plutôt rassurant de voir qu'on ne refile pas les notes d'untel ou d'unetelle au premier venu. N'empêche, au passage, je repense au « vous pouvez vérifier » de Jean Sarkozy et me dis que ça ne l'engageait pas trop…

Direction alors le règlement de la Licence 2. On ne connaîtra pas les notes, mais on apprendra autre chose. La série des trois matières indiquées figurent bien au programme du premier semestre de la Licence 2, mais deux précisions s'imposent :

  1. Il ne s'agit pas de « droit immobilier et droit civil », mais de « droit des biens », qui est bien une matière de droit civil, mais qui n'est pas du droit immobilier. Le droit immobilier, c'est pour les plus grands. On peut cependant le comprendre : un 19 en droit immobilier, ça peut remplir un CV vide quand on veut présider l'Epad.
  2. Il s'agit de matières dites non fondamentales. Et pour avoir moi-même fait des études de droit, je peux témoigner qu'il s'agit d'oraux ou d'écrits d'une heure qui se révisent et s'obtiennent en bachotant deux jours maximum par matière. Pas de quoi pavoiser.

Ce qui surprend également est la précision apportée par Jean Sarkozy, toujours au Point : « Je présenterai les quatre matières restantes lors du prochain contrôle. » Sauf qu'il lui reste au minimum huit matières à passer. Quatre matières fondamentales (deux au premier semestre et deux au second, les plus difficiles à obtenir) et quatre non fondamentales (au second semestre).

Allez, on pourrait presque lui pardonner cette absence, tant il est difficile de s'y retrouver même pour un étudiant assidu.

« Un étudiant qui n'est même pas chez nous »

Muet, le même service de la scolarité allait toutefois m'apporter, sans le vouloir, une précision loin d'être anodine. Affable, mais agacée par les coups de téléphone à répétition des journalistes, la responsable me glisse avant de raccrocher :

- « Je n'aime pas trop passer tout mon temps au téléphone pour un étudiant qui n'est même pas chez nous.
- Pas chez vous ? Comment ça ?
- Ben… Euh… On ne s'occupe que de la filière normale. Au revoir. »

S'il est donc toujours apparemment inscrit à Paris I, il a opté pour l'une des voies alternatives : la formation continue ou la formation à distance, plus facilement conciliables avec son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine.

Une indication qui vient s'ajouter à celles, nombreuses, fournies par étudiants et professeurs de la même faculté, qui témoignent qu'on ne le voit plus depuis au moins un an. Ainsi que par quelques portraits de l'intéressé parus dans la presse. Autant d'éléments qui permettent de retracer un semblant de parcours :

  • Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).
  • Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).
  • Septembre 2005 : cours de théâtre.
  • Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).
  • Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les exams).
  • Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les exams).
  • Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours).

Dérogation, autorisation et communication de crise

Là encore, on peut faire deux observations. Il est semble-t-il passé par la fac de Nanterre (celle du secteur de Neuilly-sur-Seine), avant de bénéficier d'une dérogation pour venir étudier à Paris I. Et le président de l'université a dû l'autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d'un redoublement durant les deux premières années d'études en droit.

J'aurais évidemment souhaité pouvoir confronter ces déductions aux déclarations de Jean Sarkozy. Mais ce dernier n'a pas répondu aux demandes d'interview de Rue89. J'ai seulement appris au passage qu'il s'était entouré, depuis peu, d'une nouvelle conseillère en com, spécialiste des relations publiques… et de la communication de crise.

Si vous me lisez, Madame, Mademoiselle, je veux bien que vous écoutiez votre répondeur et me rappeliez. Par avance, merci.

Photo : Jean Sarkozy à l'université d'été de l'UMP à Royan en septembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Par fabrice
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Mardi 20 octobre 2009

Le beurre, l’argent du beurre et les chèques des fournisseurs

Nicolas de Tavernost, président de la chaîne M6, a jeté un pavé dans la mare en proposant aux fournisseurs d’accès, câblo-opérateurs et autres prestataires de télévision par satellite... de payer pour la reprise de sa chaîne.

« Aux Etats- Unis et en Allemagne, les diffuseurs paient les chaînes de télévisions gratuites », clame Nicolas de Tavernost pour justifier son idée. Selon lui, les fournisseurs de contenus devraient reverser une partie de leurs bénéfices à sa chaîne, pourtant proposée gratuitement aux spectateurs.

En France il s’agirait d’une première. De manière plus ou moins tacite, il semblait entendu qu’une chaîne bénéficiant d’infrastructures publiques (télévision hertzienne : analogique ou numérique) ne pouvait pas exiger une rémunération en échange de sa diffusion. M6 ne semble pas d’accord avec ce principe...

On se souvent que TF1 et M6 ont longtemps refusé d’apparaître sur les bouquets ADSL comme Freebox TV. Déjà, il était question de savoir si une chaîne, bien que privée, bénéficiant des infrastructures de diffusion publiques, devait ou non être soumise à une obligation de diffusion sur tous les supports.

Sous la pression des spectateurs et le risque potentiel de se voir perdre une partie de son audimat (la popularité croissante de la télévision par ADSL aidant), les deux chaînes ont finalement cédé. Tout porte à croire que cette idée de la part de M6 restera au stade de simple projet, pour les mêmes raisons. Sur les chaînes privées de la TNT, ce sont les recettes publicitaires qui passent avant tout...

Par fabrice
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Lundi 12 octobre 2009


L'annonce de la probable arrivée de Jean Sarkozy, 23 ans, à la tête de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense (Epad) provoque un tollé jusque dans la presse internationale. Entre ironie et indignation, les journalistes étrangers se moquent du fils à papa. Extraits.

Le Guardian revient sur le mince mais fulgurant parcours professionnel du fils de Nicolas Sarkozy dans un article sobrement intitulé : « Le fils de Sarkozy déclenche une vague d'accusations de népotisme après avoir été désigné à la tête d'un organisme public » :

« La dynastie Sarkozy est mêlée à une affaire de népotisme controversée après l'annonce de la possible arrivée du fils du président français, Jean, à la tête d'un organisme public à La Défense, à Paris, l'un des plus grands quartiers d'affaires européens.

Le jeune Sarkozy, qui n'a pas encore obtenu son diplôme universitaire, est actuellement conseiller municipal dans la banlieue chic de Neuilly-sur-Seine, où son père a pris le pouvoir il y a trente ans.

Surnommé “Prince Jean” par ses détracteurs, il a connu une ascension fulgurante dans l'ancien fief de son père et dirige actuellement la majorité dans les Hauts-de-Seine, département le plus riche de France. »

Ironique, le Daily Mail pointe les très faibles arguments des défenseurs du jeune homme :

« Lorsqu'on lui fait remarquer que le fils du Président est un peu jeune pour un job si prestigieux, il (Patrick Devedjian, ndlr) utilise la technique politique française qui consiste à répondre avec des citations littéraires :

“Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années”, citant Le Cid, une pièce du XVIIe siècle (…)

Sarkozy, qui s'est marié l'année dernière avec Jessica Sebaoun, l'héritière de l'empire électronique Darty, tente de se débarrasser de cette image de dauphin - héritier présomptif du Trône français.

Il a récemment envoyé valser ses détracteurs expliquant : “Je demande à être jugé non sur mon nom mais sur mes actions et mes résultats.”

Concernant son rôle à l'Epad, il a qualifié la controverse d'inutile et expliqué qu'il avait deux ans d'expérience au conseil général. »

Charles Bremmer, correspondant du Times, narre les grands événements, dignes d'une « république bananière », survenus la semaine dernière :

« Villepin fait un pied de nez à Sarkozy en allant courir aux 20 kilomètres de Paris. Son crime présumé -l'encouragement d'un plan amateur et inefficace pour plomber Sarkozy- n'aurait jamais dû être jugé face à un tribunal. (…)

Puis, il y a eu l'affaire Mitterrand. Sarkozy et la classe intellectuelle parisienne ont décrété l'affaire close, un cas de “circulez, il n'y a rien à voir”. (…)

Et le prince Jean, second fils de Sarko. Il est sur le point d'être nommé président de l'Epad, l'organisme public qui gère La Défense, quartier d'affaires important dans l'ouest de Paris. La Défense, un ilôt d'entreprises qui cherche à rivaliser avec la City de Londres, est au cœur de Sarkoland, les Hauts-de-Seine, département qui comprend Neuilly, le fief du Président.

Sarko Junior, qui a redoublé sa deuxième année de premier cycle en droit à la Sorbonne, a été élu à Neuilly l'année dernière. On lui a immédiatement confié la direction de l'Union de papa pour un mouvement populaire. »

En Italie, le Corriere della Sera consacre un article à la « carrière éclair » de Jean Sarkozy et s'interroge sur les compétences du jeune étudiant :

« Le fabuleux destin de Jean Sarkozy. La France s'interroge sur l'ascension de la deuxième fils du président, 23 ans, candidat présidentiel à la tête du quartier des affaires de Paris qui devrait atteindre ainsi une apogée de sa carrière politique. »

La Chine s'intéresse également à ce parachutage du fils du président. Ce reportage diffusé sur la chaîne CCTV ironise sur le népotisme à la française et sur le parcours universitaire chaotique de Jean Sarkozy. (Voir la vidéo)







Par fabrice
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Jeudi 1 octobre 2009

Newsweek fait sa Une sur le "complexe d'Obama" dont souffrirait Sarkozy

L'hebdomadaire américain Newsweek du 5 octobre fait sa Une européenne sur Nicolas Sarkozy, titrant sur le "complexe d'Obama" dont souffrirait le président français et consacrant un article aux points communs entre les deux hommes malgré des relations sans chaleur.

En dépit du titre l'article, signé du journaliste Christopher Dickey, souligne que Nicolas Sarkozy, arrivé au pouvoir un an et demi avant son homologue américain, semble lui avoir montré la voie dans bien des domaines, "des pirates somaliens à l'Iran en passant par le G20, la prime à la casse, la taxe carbone, l'+afghanisation+ de la guerre en Afghanistan, la manière d'aborder la belligérance russe et les ouvertures de paix envers la Syrie".

Le style de Sarkozy consiste "à être partout à la fois (...) et dans ce domaine aussi, Obama semble parfois suivre sa voie", note Newsweek. Pourtant, les relations entre les deux hommes sont "loin d'être idéales": Barack Obama semble "parfois à peine remarquer son homologue hyperactif"; à l'inverse, Nicolas Sarkozy ne trouve pas que le président américain soit un dirigeant "suffisamment ferme".

Le problème de leur "manque de complicité", selon Newsweek, tient en partie au fait que "tous les deux veulent être aux avant-postes de chaque initiative: Obama parce qu'il est président des Etats-Unis et Sarkozy parce qu'il est très ambitieux et que les Français sont très ambitieux pour lui".

Et l'auteur de comparer les deux hommes à des acteurs hollywoodiens: Sarkozy serait "le minuscule Joe Pesci, tout en tics et en poses, jouant face à Denzel Washington, tout en dignité et en réserve".

L'article n'en est pas moins élogieux à l'égard du président français et considère comme dommage que Barack Obama et lui ne soient pas plus proches, car "quand leur partenariat fonctionne, il donne des résultats saisissants", à l'image de la lutte contre les pirates somaliens.

Sans compter que "Sarkozy n'est pas quelqu'un qu'on veut voir travailler contre soi", conclut l'article.

Par fabrice
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Dimanche 13 septembre 2009



Ce dimanche, Le Parisien consacre deux pleines pages à Jean Luc Delarue sous le titre "Delarue, le grand absent de la rentrée".

Une enquête qui fait également la Une du journal.

 C'est un portrait de l'animateur très sombre que l'on découvre, très loin de l'image de gendre idéal...

Voici quelques extraits de cette enquête signée Eric Bureau et Renaud Saint-Cricq Extraits: Delarue a séché la conférence de presse de rentrée de France Télévisions. Vrai retard ou refus d’affronter les journalistes ?

 Une certitude : pour la première fois depuis 1994 et la création de sa société Réservoir n’a plus que deux émissions à l’antenne : « Toute une histoire », sa quotidienne en début d’après-midi sur France 2, et « Maison à vendre », le magazine présenté sur M 6 par Stéphane Plaza. (...)

A France Télévisions, on s’est lassé des frasques de l’ancien chouchou des ménagères. La saison passée a été rude. Jean-Luc Delarue, qui a disparu des classements des animateurs préférés des Français

Ces dernières années Delarue gagnait 4.500 euros par jours selon d'anciens dirigeants de Reservoir Prod. (...) Dans son appartement, des peintures, des installations…

 Il a acheté deux ou trois oeuvres assez monumentales dont un Père Noël avec un godemiché géant, un énorme ours qui urine de la peinture blanche dans un seau.

 Récemment, un sexe en érection en acier brossé trônait sur la commode de sa chambre. (...) « C’est le plus cultivé et le plus intelligent des animateurs, affirme un de ses amis, Mais c’est aussi le plus désagréable.

Delarue est la seule star de la télé que tu n’arrives pas à approcher.

 Il vit dans un monde d’excès et de luxe. » Sans limite, dans aucun domaine. (...)

Depuis trois ans, les audiences de l’ex-gendre idéal de la télé baissent. France 2 a stoppé « Ça se discute ».« Toute une histoire », qui réunit moins de téléspectateurs que l’an dernier, inquiète l’état-major de la chaîne.

 Si le déclin se confirmait, l’émission pourrait disparaître.

L'intégralité de l'enquête à lire dans Le Parisien Dimanche
Par fabrice
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